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Les séries à voir

15 mai 2013

Comme beaucoup, je suis complètement accro aux séries TV. Et particulièrement, celles venues de l’autre côté de l’atlantique ! Parfois, outre-manche aussi — j’ai apprécié les deux premières saisons de Skins, Misfits, ou encore la mini-série de zombie Dead Set. Bien entendu, j’en regarde des tonnes en même temps, parfois j’en teste de nouvelles et je suis profondément déçue — Following pour n’en citer qu’une — et parfois je regarde les mêmes encore et encore — je ne dirais pas lesquelles !

Bref, tout ça pour dire que, comme beaucoup, j’ai suivi les saisons de Dexter, Mad Men, Supernatural, Game of Throne, New Girl, American Horror Story, Girls, Homeland, Six Feet Under, Walking Dead, pour ne citer que les meilleures !

Aujourd’hui, je vais plutôt vous parler des nouvelles sorties série de cette rentrée 2013 et me concentrer sur celles qui valent le coup d’oeil ! Car oui, on a plutôt été gâté cette année !

Commençons par la meilleure découverte…

TopofthelakeTop of the Lake est une mini-série — seulement 7 épisodes de 60 minutes — réalisée par Jane Campion qui n’est autre que l’auteur de films magnifiques tels que La Leçon de Piano ou plus récemment, Bright Star. Autant vous dire que j’attendais cette série avec impatience ! Il faut plutôt voir cette série comme un long film où chaque épisode prend son temps. Ça peut en rebuter certains mais moi c’est ce qui m’a touché. En effet, plutôt que de se concentrer uniquement sur l’intrigue policière, la réalisatrice a choisi de nous dépeindre des portraits très précis et, surtout très profonds, de chaque personnage ; ce qui est d’autant plus intéressant lorsque l’un des personnages est joué par la brillante Elisabeth Moss que l’on connaît mieux dans le rôle de Peggy Olson dans Mad Men ! Pour faire court, cette série vaut vraiment le détour rien que pour les superbes paysages de Nouvelle Zélande. Je vous laisse découvrir la bande-annonce.
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=YerIiHm-JtQ]

Maintenant, je vais vous parler de Hannibal, autre série que j’attendais avec impatience notamment parce que le célèbre serial-killer est incarné par Mads Mikkelsen dont j’apprécie les performances d’acteur depuis Le Guerrier Silencieux de Nicolas Winding Refn. J’ai tout de suite apprécié l’esthétique du film : ce mélange de rouge et de vert — deux couleurs antagonistes ou en tout cas, qui ne vont pas du tout ensemble —, les décors toujours bien étudiés — certains sont en hommage au film Shining de Kubrick —, et les scènes de crime parfaitement ordonnées. En revanche, il faut parfois avoir le coeur bien accroché et aimer… la viande ! Et je reste encore dubitative sur le personnage d’Hannibal qui n’a pas su encore dévoilé toutes ses caractéristiques mais j’imagine que c’est pour nous appâter et en garder pour la fin !
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=dF8b_0AjaSQ]Hannibal

Passons à une autre série et pas des moindres, Vikings. Comme vous l’avez lu plus haut, j’ai beaucoup aimé le film Le Guerrier Silencieux. « Beaucoup aimé » c’est peu dire, en réalité c’était plutôt de l’ordre du choc esthétique. Haha. Tout ça pour dire que les vikings m’intéressent. Et pas seulement parce qu’ils sont grands, beaux, blonds, musclés, sauvages et… sales ? Non, aussi parce que je m’intéresse à l’histoire des vikings, tout ça, tout ça. Oui, j’essaye de me rattraper là. Disons que c’est une partie de l’histoire que je ne connais pas — puisque ce n’est pas la mienne — et qui m’intrigue, notamment en ce qui concerne la colonisation de l’Amérique du nord par ces derniers. On dit qu’ils auraient découvert le Groenland avant tout le monde, quoi. Évidemment, je me suis donc précipitée sur les premiers épisodes de Vikings, afin de suivre les aventures du légendaire Ragnar Lodbrok qui a pillé sans vergogne de nombreuses villes chrétiennes. Ouh le bougre. Je suis allée voir « sa page wikipedia » (oui, parce qu’il a vraiment existé, c’est sur la chaîne History, hein) et j’y ai appris qu’il avait eu quatre femmes et une dizaine d’enfants. Donc si la série suit l’Histoire, la jolie Lathgertha sera bientôt de l’histoire ancienne… Mais bref, je m’égare ! Pour finir, je conseille cette série même si pour l’instant c’est un peu mou. Une dernière chose, la musique du générique a été parfaitement trouvée puisqu’il s’agit de Fever Ray dont j’ai parlé il n’y a pas très longtemps et qui colle parfaitement à la série pour son côté « tribal ».
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=XQFQN3-Pm8E]Vikings1

Et enfin, dernière série que j’ai apprécié en ce début d’année : The Bates Motel. Franchement, je ne pensais pas que j’en parlerais dans cet article ! Cette série a beaucoup de défaut, il est vrai. Soyons honnête, je suis davantage impressionnée par les qualités d’actrice de Vera Farmiga que par la série en elle-même. Elle est plutôt crédible en une Norma Bates à moitié névrosée et presque incestueuse, insupportable et pourtant, si attachante. Ce n’est pas vraiment le cas de l’acteur qui incarne Norman Bates, le célèbre psychopathe de Psychose d’Alfred Hitchcock. Vous l’aurez compris, The Bates Motel est ce que l’on appelle un « prequel ». Il s’agit donc de relater la jeunesse d’un personnage fictif (un peu comme The Carrie Diaries ou Hannibal). Évidemment, c’était une très mauvaise idée au départ que de s’intéresser à un personnage mythique comme Norman Bates. Pourtant, au fil des épisodes, l’histoire évoluant, on commence tout juste à entrer dans la série. Alors, je regarderais la saison 2. Si saison 2 il y a ! Mais j’ai toujours du mal avec le fait que cela se passe à notre époque…

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[youtube http://www.youtube.com/watch?v=BtzT0E9MAdo]Bates_motel

Culture Exposition

Exposition : Musique & Cinéma à la Cité de la Musique

19 avril 2013
Pourquoi aller voir cette exposition ?
(Je suis très « pourquoi »/ « parce que » en ce moment, mais ça me passera.)
D’abord parce qu’on est rarement déçu quand on va voir une expo à la Cité de la Musique ! J’avais été voir Paul Klee et avais été agréablement surprise par le côté interactif de l’exposition. Munie de mon audioguide, j’avais parcouru les oeuvres plastiques en écoutant de la musique. Le pied. Et les explications pour les enfants, accessibles sur écoute, étaient tout à fait pédagogiques et ce, même pour un public adulte !
 
Ensuite, parce que vous y découvrirez des anecdotes sur le travail du compositeur en corrélation avec celui du réalisateur : l’interview entre Spielberg et Williams par exemple. J’ai aussi adoré la projection de Bandes Annonces (je ne me lasserais pas du générique de Vertigo, et celui, beaucoup plus contemporain, de Drive !)
Vous pourrez aussi vous amusez avec une table de mixage et enlever les paroles du film Mesrine. Plutôt marrant !
 
Enfin, dans la salle du bas, grâce à un grand Juke Box, vous pourrez danser aux sons de quelques grands classiques des musiques de film comme Flash Dance, Les Blues Brothers ou encore Bagdad Café pour un petit slow…
 
Seul petit bémol, certains casques ne fonctionnaient pas très bien. Je préfère nettement quand chacun a son audioguide. Ok, ça fait autiste mais la déambulation dans l’exposition se fait de manière plus personnelle et on n’est pas obligé d’attendre son tour pour écouter les BO et en plus, on peut choisir à quel moment on peut l’écouter. Oui, c’est mon problème si j’ai envie d’écouter le générique des Dents de la mer en lisant un écriteau sur le Cinéma muet.
 
Bref surtout n’hésitez pas, courrez-y ! On peut facilement y rester l’après-midi entier !

Exposition Musique & Cinéma à La Cité de la Musique, du 18 Mars au 19 Août 2013.
Cinéma Culture

Cinéma : L’Age Atomique d’Helena Klotz

18 avril 2013
Ça faisait longtemps que je voulais voir ce film, et je n’en avais jamais eu l’occasion. J’étais surtout intriguée par l’affiche du film plutôt singulière et sa durée pas ordinaire pour un long (1h08).
Mais rentrons dans le vif du sujet.
L’Age Atomique décrit les déambulations dans la nuit parisienne de deux jeunes garçons, Victor et Rainer, qui sont davantage désabusés par la brutalité de la grande ville qu’émerveillés par son côté attractif. Alors qu’ils enchainent les échecs affectifs dans les boites et les prises de bec avec des garçons de la ville, ils préfèrent s’éloigner dans la tranquillité d’une forêt. Victor choisit alors d’abandonner définitivement ses quêtes amoureuses pour suivre son ami. Les deux garçons profiteront de la quiétude de la forêt pour dévoiler leurs sentiments.
Pourquoi on aime ce film ?
D’abord parce qu’il a le charme d’un premier long métrage un peu bancal, avec ses défauts. Aussi parce que l’on perçoit, malgré quelques clichés dû au sujet même du film, un effort dans la mise en scène.
En effet, dans la première partie du film, la plus réussie, la réalisatrice traduit le mal-être de ces deux adolescents par un grand travail sur l’image mais aussi sur le son. Les dialogues, qui donnent parfois l’impression d’être en off, renforce le décalage entre les banlieusards et les parisiens ; quant au filtre bleu, il donne un caractère froid à l’image, comme une sorte de désincarnation qui créé une certaine distance entre les protagonistes et les spectateurs. En revanche, le côté très littéraire de certains dialogues, pseudo poétiques, paraissent un peu suffisants et ne nous donne pas envie de ressentir de l’empathie pour les personnages.
On pourra relever aussi la Bande Originale du film, qui ajoute un « effet clip » à certaines scènes — notamment celles où les jeunes dansent dans la boite de nuit. Cet effet, bien qu’en vogue en ce moment, est plutôt réussi. La musique, très 80’s, a été signée par le frère de la réalisatrice, Ulysse Klotz, et l’artiste Electro, Romain Turzi.
Je vous en propose un extrait à la fin de l’article.
Cinéma Culture

Cinéma : Tabou de Miguel Gomes

6 avril 2013

Hier soir, je repensais aux films qui ont marqué l’année 2012 et à part quelques uns qui sont sortis du lot de part leur singularité, je n’en ai pas trouvé beaucoup. Le Néant.
Hélas, quand on voit des centaines de films par an, comme moi, on se rend bien vite compte à quel point les films se ressemblent — et ce, autant au niveau de la dramaturgie que de la réalisation.
Bref, tout ça pour dire que c’est très rare d’être encore surpris par un film.

Et puis, j’ai repensé à Tabou de Miguel Gomes, ce film portugais, qui ne m’a pas laissé indifférente. Bien au contraire.
Dès les premières minutes du film, on se demande où le réalisateur veut-il nous emmener avec ce prologue à la fois fascinant et déroutant, qui filme un aventurier dans la savane accompagné de ses serviteurs. On pense d’abord à un film sur la colonisation, filmé en noir et blanc ; et curieusement l’ensemble est très lyrique avec la mélodie au piano.

Après le prologue, s’ensuit une première partie dans le Lisbonne d’aujourd’hui. Pilar, une femme d’une cinquantaine d’années, s’inquiète de l’état de sa vieille voisine qui vit avec sa domestique noire. La vieille femme, aigrie, ne sait plus ce qu’elle dit et on a beaucoup de mal à ressentir de la peine pour elle, si ce n’est de la pitié.
Alors que l’on pourrait penser que Pilar est le personnage principal, elle va totalement disparaître de la scène pour laisser place, dans la seconde partie du film, à la jeunesse de la vieille femme, Aurora.
Ce second chapitre est bien particulier puisqu’il est uniquement conté par une voix-off, celle de l’amant d’Aurora. L’atmosphère onirique est renforcée par les bruits de fond de la nature environnante dans le Mozambique des années cinquante/soixante.
Le film devient alors très sensible puisqu’il nous parle d’une histoire d’amour passionnelle entre Aurora et Ventura, un beau jeune homme mystérieux.
Et on ne peut être qu’happer par la beauté de la photographie, la simplicité et la véracité des mots, ainsi que par le mystère qui émane du film…

Culture Exposition

Journée muséale

14 mars 2013

Aujourd’hui, j’ai été voir deux musées : Le Musée de la Chasse et de la Nature dans le Marais et l’exposition « Arrrgh !* Monstres de mode » à la Gaîté Lyrique.

Le Musée de la Chasse (trois premières photos), j’en avais entendu parler à droite à gauche et j’avais vu quelques photos sur Internet qui m’avaient donné envie d’aller voir ça de mes propres yeux. C’était aussi histoire de découvrir un nouveau lieu. Bref, je n’ai pas du tout été déçue, bien au contraire ! J’ai apprécié l’esprit cabinet de curiosité et je me suis beaucoup amusée à chercher le nom des « bestioles » autour de moi…

L’exposition à la Gaîté Lyrique, « Arrrgh ! » — que j’ai dû prononcer au mec de la billetterie en gardant mon sérieux — était bien aussi. Seul bémol : un peu courte, mais c’est souvent le cas dans ce musée. En revanche, ça force à tout regarder de plus près. On se dit que pour le prix, ça vaut le coup de rester un peu plus longtemps.
J’ai particulièrement apprécié l’expérience visuelle, sonore et organique dans la Petite Salle avec ces corps en mouvement, cette main-poisson, cette tête en ballon de baudruche…  C’était à la fois inquiétant, étrange et rigolo.
Pendant l’exposition, j’avais moi aussi envie de me mettre à la place de ces créateurs contemporains et de modeler des matières, de créer des formes incongrues et grotesques voire dérangeantes.