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Les jolis films du mois de juin…

28 juin 2015

Jeunesse. La vie, l’amour et la raison. Elle et lui, possiblement pour la vie. // La beauté, la nature, la mort. On y croit, on est embarqué, on pleure parfois. Une tourbillon d’émotions, le plaisir des yeux. // L’amour encore, la trahison. L’homme et les femmes. Le noir et blanc. La simplicité surtout. La dureté de la vie, l’immanquable réalité, qu’on le veuille ou non. // La liberté, toujours, contre l’enfermement. De jolis visages enfantins pourtant rattrapés sans ménagement par la vie. L’effronterie et l’espièglerie. // La revanche des femmes. Le désert, les bolides. Dans tous les sens. D’un point A à un point B, peu importe les obstacles.

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Cinéma Culture

Les jolis films du mois de…

18 juillet 2014

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Ça faisait un baille que je n’avais pas parlé cinéma ou pas parlé tout court d’ailleurs… Plutôt que de vous montrer en image les derniers films vus le mois dernier, j’ai sélectionné ceux qui ne m’ont pas laissé indifférentes (ce qui est déjà beaucoup) ces trois derniers mois. J’ai donc élargi la durée et privilégié ceux que j’ai été voir au cinéma (sauf un).

Under The Skin de Jonathan Glazer est le genre de film que l’on adore ou que l’on déteste, et qui, en général, vous laisse une drôle d’impression lorsque vous sortez de la salle. C’est tout à fait ce que je recherche lorsque je vais au cinéma : un film capable de me rester dans la tête pendant quelques jours, sans trop savoir quoi en penser. La musique, puis les images, sont hypnotiques, surtout dans la première partie du film. Je pourrai d’ailleurs en revoir des extraits comme on regarde un clip. Et contrairement à ce que beaucoup ont pu lui reprocher, le film a un scénario qui tient la route ; en tout cas, on peut y trouver un message. En revanche, j’ai moins aimé la dernière partie, plus anecdotique.

Tom à la ferme de Xavier Dolan. J’ai hésité à le faire paraître dans cet article. Etant une grande fan de ses films, j’ai été un peu déçue par celui-ci. Pourtant, la bande-annonce était très alléchante avec ses plans aériens et sa musique très bien choisie. J’ai trouvé qu’il était difficile de se sentir concerné par l’histoire, difficile de croire aux personnages, d’être touché par ce qui leur arrive… Bref, une petite déception même si les plans sont toujours aussi bien travaillés. Et j’attends Mommy avec impatience évidemment.

Maps to the Stars de David Cronenberg. D’abord, je n’ai pas été bluffée par la performance de Julianne Moore, car je l’ai trouvé très hystérique, un peu trop cliché (même si c’est le rôle qui veut ça, il n’empêche que j’avais envie de dire « oui bon, mais encore. », mais ça c’est mon côté « jen’aimepasquandtoutlemondeaime »). En revanche, j’ai aimé retrouver le côté malsain des films de Cronenberg et le scénario a réussi à me tenir en haleine jusqu’à une fin pas du tout décevante !

The Two Faces of January d’Hossein Amini, est, certes, très hitchkockien, mais un petit Hitchcock au scénario bien trop classique. La réussite tient plutôt de la photographie qui est superbe ainsi que de la performance de Viggo Mortensen, toujours aussi magnétique ! Disons que The Two Faces of January est un beau premier film pour son auteur, mais il manque quelque chose pour en faire un grand… à suivre donc !

The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson. Et non, je n’ai jamais été une grande fan de ce réalisateur. Même si j’aime que les plans soient bien travaillés, cela frise un peu l’obsession chez Wes Anderson. Evidemment, l’intention derrière les plans est primordiale et les éléments de décor ne sont jamais mis au hasard dans un film, mais cela ne doit pas empêcher une certaine fougue… On aurait envie par moment qu’un plan bien « dégueux » vienne casser ces tableaux trop parfaits ! En même temps, c’est un plaisir pour les yeux et la folie chez Wes Anderson se retrouve plutôt du côté du scénario et de ses personnages… ce qui est très bien. Je reste toujours partagée face à un Wes Anderson, je ne peux rarement dire si j’ai aimé ou non. Et comme vous pouvez le constater, je suis pleine de contradictions quand j’en parle !

Nouvelle Donne de Joachim Trier. Je vous ai déjà dit que j’aimais les premiers longs métrages des réalisateurs ? J’apprécie le fait qu’ils soient un peu bancal, avec leurs défauts, qu’on y perçoive cette envie de bien faire. Nouvelle Donne a un peu ce côté « film de fin d’études »… D’ailleurs, le film suivant de Joachim Trier, Oslo, 31 août, que vous avez peut-être vu, est dans la même veine que celui-ci en plus abouti, il a aussi ce côté un peu dépressif et un point de vue assez noir sur la jeunesse d’aujourd’hui. En tout cas, j’avais envie de laisser une petite place à ce film dans cette liste bien qu’il soit sorti en 2008 !

 

 

Cinéma Culture

Mon Top 10 Cinéma 2013 !

4 février 2014

Je ne sais pas vous mais j’aime bien aller voir les Top 10 de l’année des magazines de cinéma pour voir si je suis passée à côté de certains films ou bien, si je ne suis pas du tout d’accord avec leur classement !

Bref, cette année je me suis dit que j’allais en faire un à mon tour !

Tel père, tel fils de Hirokazu Kore-Eda

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Cinéma Culture

Les jolis films du mois de Septembre… et du mois d’Octobre !

14 novembre 2013

Hello à tous ! Je trouve enfin la motivation pour « analyser » un peu ce que j’ai vu ces derniers temps… et je vous avoue que ce n’est pas brillant ! D’habitude, je vois plein de films divers, des récents et des plus anciens ; en revanche, les mois de Septembre et Octobre n’ont pas été trop prolifiques, je n’ai pas eu le temps d’en voir beaucoup, et surtout, ils sont très peu à m’avoir laissé un souvenir impérissable… Voyons plutôt !

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La beauté des Cévennes et le charisme de Mads Mikkelsen dans Michael Kohlhaas d’Arnaud des Pallières.

La meilleure adaptation du livre d’Emily Brontë s’incarne dans cette oeuvre magistrale d’Andrea Arnold, Les Hauts de Hurlevent. Un film superbe, vraiment.

Encore de belles images, cette fois dans Gravity d’Alfonso Cuaron (je ne salue pas le scénario par contre).

Et pour finir, dans la lignée de Mullholand Drive, on ne peut être que fasciné par la course folle et destructrice de Fred Madison dans Lost Highway de David Lynch.

Cinéma Culture

Les jolis films du mois d’août.

12 septembre 2013

Nouvelle « rubrique » sur le blog ! Qui est assez futile je l’avoue mais qui me fait plaisir. Il s’agira donc de vous montrer en images et non en textes, les films que j’ai vus ET appréciés dans le mois.

Comme vous avez pu le remarquer — ou pas —, je suis une grande fan de Cinéma (je reprends d’ailleurs des études en Cinéma cette année pour mon plus grand bonheur, oui après un Master en médiation, je n’étais pas tout à fait rassasiée !) et donc j’en regarde énormément, que ce soit au Cinéma ou chez moi, des nouveaux ou des anciens, des découvertes ou des redécouvertes !

Bref, voici donc en images, les films que j’ai apprécié de voir ou revoir ce mois d’août, qui ne m’ont pas laissé indifférentes, et surtout, dont j’ai admiré la photographie. Car, plus qu’un scénario, je suis davantage touchée par de belles images, bien soignées qui peuvent parfois sauver un film…

Et n’hésitez pas à me donner vos derniers coups de coeur, je suis preneuse !

 

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La folie de Juno Temple dans Magic Magic de Sebastián Silva,

La peur de la routine dans Les Noces rebelles de Sam Mendes,

La belle lumière du sud dans Les Amants du Texas de David Bowery,

Les bas-fonds du Poker dans Killing Them Softly d’Andrew Dominik,

Le couple déjanté dans Sailor et Lula de David Lynch,

Le destin tragique d’une femme du monde dans Chez les heureux du monde de Terrence Davies

Les empreintes sur les photogrammes dans Sinister de Scott Derrickson.

 

Cinéma Culture

Only God Forgives de Nicolas Winding Refn

18 juin 2013

Après Drive, le nouveau film de Nicolas Winding Refn était forcément attendu au tournant. Pourtant, ses films précédents, à commencer par le chef d’oeuvre Valhalla Rising et son excellente trilogie Pusher, m’avaient déjà enthousiasmé. Ainsi, depuis Bronson, à chaque fois que Nicolas Winding Refn sort un nouveau film, je suis du genre à aller me précipiter au Cinéma pour le voir.

En revanche, j’ai mis du temps à aller voir ce dernier. D’abord à cause de la tôlée qu’il s’est pris à Cannes et ensuite en raison de sa tête d’affiche, Ryan Gosling. Ayant adoré Drive comme beaucoup, j’avais peur qu’Only God Forgives utilise exactement la même recette : à savoir, une beauté plastique époustouflante, un Ryan Gosling mono facial et une musique Electro hypnotisante. Évidemment, c’est ce que j’avais aimé dans Drive mais cela en faisait clairement sa spécificité. Après Bronson et Le Guerrier Silencieux, Nicolas Winding Refn a su trouver sa « pâte » mais il ne s’agirait pas de tomber dans le grotesque et de refaire une recette qui marche… ou pas.

Le scénario d’Only God Forgives est tout ce qu’il y a de plus classique : deux frères évoluent dans le business de la boxe en Thaïlande, l’un des deux se fait assassiner, l’autre, Julian, est forcé par une mère castratrice (Kristin Scott Thomas) de le venger. Le jeu de Ryan Gosling fait forcément écho avec celui de Drive et ce, poussé à l’extrême. Il a encore moins de réplique et n’a absolument aucune réaction sauf lorsqu’il se met à hurler, sans qu’on sache trop pourquoi, sur la prostitué. Et cela nous fait indubitablement penser à son rôle dans The Place Beyond The Pines même s’il ne s’agit pas du même réalisateur. Contrairement à son rôle dans Drive, Julian, n’est pas un héros à la force tranquille. On pourrait même le qualifier d’antihéros car il ne sait pas se battre et se laisse totalement bouffer par une mère sadique et diabolique.

En bref, le soin apporté à la mise en scène sauve le film. On est, en effet, plongé dans un Bangkok à la fois glauque et fascinant où les décors baignés de lumière rouge nous hypnotisent du début jusqu’à la fin. On ne peut qu’être charmé par cette photographie parfaite et surtout, on ne reste pas indifférent lorsque le film s’achève. Personnellement, j’aurais davantage apprécié le film si le rôle principal avait été tenu par un autre acteur ; même si Ryan Gosling excelle dans ce genre de rôle, utiliser un autre acteur aurait sûrement apporté au film une autre saveur et éviter cette sensation de « déjà-vu ».

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Cinéma Culture

Cinéma : Mud – Sur les rives du Mississippi de Jeff Nichols

16 mai 2013

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Mud – Sur les rives du Mississippi est le troisième long-métrage de Jeff Nichols après son drame familiale, Take Shelter. C’est l’occassion de retrouver une fois de plus son acteur fétiche, Michael Shannon, qui, cette fois-ci, n’a pas le rôle principal. Les personnages principaux sont deux jeunes adolescents de 14 ans et un homme plus âgé, Mud, dont les chemins vont se croiser au détour d’une balade en bateau sur les rives du Mississippi.

Ellis est un adolescent du Kansas qui vit sur une péniche modeste au bord du Mississippi avec ses parents qui ne s’entendent plus. Pour fuir la monotonie de son coin perdu et s’échapper de l’ambiance tendue à la maison, le jeune garçon a pour habitude de se balader sur les rives du Mississippi sur un petit bateau à moteur en compagnie de son ami, Neck. Un jour, les deux garçons décident d’aller un peu plus loin que d’habitude et de s’aventurer sur une île déserte. Ils y font la rencontre d’un curieux énergumène, Mud, un baroudeur qui vit dans un bateau abandonné suspendu dans les arbres. Ellis va tout de suite se prendre d’amitié pour l’inconnu et lui proposer son aide afin de retrouver celle qu’il aime.

Le film se concentre sur le parcours initiatique du jeune Ellis un peu à la manière d’un Huckleberry Finn, qui, rappelons-le, est un roman éponyme racontant l’errance d’un petit garçon sur un radeau descendant le Mississippi. Qui dit parcours initiatique dit passage à l’âge adulte. Le jeune garçon va grandir au fil du film en se retrouvant face à la dure réalité de la vie : il va comprendre que les adultes peuvent aussi mentir, que les évènements n’ont pas toujours une fin heureuse, et surtout, que l’amour n’est parfois pas triomphant. Le thème central du film serait donc l’amour : l’amour qui s’estompe entre les deux parents du jeune garçon, l’amour passionnel entre Mud et sa dulcinée et l’amour non réciproque entre Ellis et une fille plus âgée.

Comme le film est tourné à hauteur de jeunes adolescents, les scènes ont un côté naïf sans être ridicule, au contraire, cela lui confère une beauté franche, sans fioritures, dont les plans de nature à la lumière naturelle subliment à eux-seuls le film.

Enfin, il faut saluer le jeu des acteurs. D’abord Tye Sheridan dans le rôle d’Ellis qui est à la fois touchant et juste ; puis Matthew McConaughay qui ne cesse de nous étonner ces derniers temps dans le choix de ses films. Bref, Mud – Sur les rives du Mississippi, n’est peut-être par le film de l’année mais il est un petit bijou qu’il faut absolument voir !

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