Cinéma Culture

Only God Forgives de Nicolas Winding Refn

18 juin 2013

Après Drive, le nouveau film de Nicolas Winding Refn était forcément attendu au tournant. Pourtant, ses films précédents, à commencer par le chef d’oeuvre Valhalla Rising et son excellente trilogie Pusher, m’avaient déjà enthousiasmé. Ainsi, depuis Bronson, à chaque fois que Nicolas Winding Refn sort un nouveau film, je suis du genre à aller me précipiter au Cinéma pour le voir.

En revanche, j’ai mis du temps à aller voir ce dernier. D’abord à cause de la tôlée qu’il s’est pris à Cannes et ensuite en raison de sa tête d’affiche, Ryan Gosling. Ayant adoré Drive comme beaucoup, j’avais peur qu’Only God Forgives utilise exactement la même recette : à savoir, une beauté plastique époustouflante, un Ryan Gosling mono facial et une musique Electro hypnotisante. Évidemment, c’est ce que j’avais aimé dans Drive mais cela en faisait clairement sa spécificité. Après Bronson et Le Guerrier Silencieux, Nicolas Winding Refn a su trouver sa « pâte » mais il ne s’agirait pas de tomber dans le grotesque et de refaire une recette qui marche… ou pas.

Le scénario d’Only God Forgives est tout ce qu’il y a de plus classique : deux frères évoluent dans le business de la boxe en Thaïlande, l’un des deux se fait assassiner, l’autre, Julian, est forcé par une mère castratrice (Kristin Scott Thomas) de le venger. Le jeu de Ryan Gosling fait forcément écho avec celui de Drive et ce, poussé à l’extrême. Il a encore moins de réplique et n’a absolument aucune réaction sauf lorsqu’il se met à hurler, sans qu’on sache trop pourquoi, sur la prostitué. Et cela nous fait indubitablement penser à son rôle dans The Place Beyond The Pines même s’il ne s’agit pas du même réalisateur. Contrairement à son rôle dans Drive, Julian, n’est pas un héros à la force tranquille. On pourrait même le qualifier d’antihéros car il ne sait pas se battre et se laisse totalement bouffer par une mère sadique et diabolique.

En bref, le soin apporté à la mise en scène sauve le film. On est, en effet, plongé dans un Bangkok à la fois glauque et fascinant où les décors baignés de lumière rouge nous hypnotisent du début jusqu’à la fin. On ne peut qu’être charmé par cette photographie parfaite et surtout, on ne reste pas indifférent lorsque le film s’achève. Personnellement, j’aurais davantage apprécié le film si le rôle principal avait été tenu par un autre acteur ; même si Ryan Gosling excelle dans ce genre de rôle, utiliser un autre acteur aurait sûrement apporté au film une autre saveur et éviter cette sensation de « déjà-vu ».

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1 Comment

  • Reply matchingpoints 19 juin 2013 at 20 h 34 min

    Il est toujours intéressant de lire et comparer les critiques des autres – nous sommes beaucoup plus sévères que vous !
    Si vous voulez, vous pouvez lire notre critique à nous…
    http://wp.me/p2H2o8-46l

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