Life Pensées

Salut, c’est dimanche, t’as la gueule de bois.

28 avril 2013

Il y a de ces matins où tu aurais préféré être peinard dans ton lit et y rester jusqu’au soir. Seulement, le sort en a décidé autrement. Que tu le veuilles ou non, t’es obligée de te lever parce que tu as un DÉJEUNER AVEC TES BEAUX-PARENTS. Et rien qu’en écrivant ces mots, tu te dis que tu aurais mieux fait d’être célibataire.

Ce matin quand on t’a réveillé, t’as eu l’impression d’avoir dormi 30 minutes… et quand tu regardes ton réveil, tu réalises que t’as vraiment dormi 30 minutes. Tu te lèves, vacillante, avec une barre au crâne, et une affreuse envie de gerber. Tu sautes dans la douche en espérant survivre au moins une heure de plus. Et c’est à ce moment que tu te souviens de la soirée de la veille. Alors t’as cette vieille déprime de lendemain de soirée, tu ressasses les quelques bribes de souvenirs qui te restent dans ton cerveau ramolli, et tu aimerais juste OUBLIER. Évidemment, ça ne marche pas. Tu te souviens du moment où t’as dansé comme une tarée et dit des choses que tu regrettes amèrement.

Est-ce que la douche t’as fait du bien ? Pas du tout. T’as toujours envie de t’enterrer très profondément sous terre, ou du moins, sous tes couvertures. Pas le temps de manger un morceau, tu montes derrière ton copain sur la moto. La première demi-heure, t’es bien ; tu te dis que la moto c’est parfait pour les lendemains de cuite. La p’tite brise fraîche sur ton visage à la mine jaunasse, le pied ! Mais très vite, la réalité te rattrape à un feu rouge : tu sens que tu vas vomir. Mais comme t’as pas très envie de dégobiller dans ton casque, ben… tu te retiens.

Et quand t’arrives enfin chez ta belle-soeur, tu fais profil bas en lui glissant à l’entrée que t’es pas super en forme. Tu salues tout le monde, enlève ton manteau, te laisse littéralement tomber sur le canapé. Lorsqu’on te demande si t’as froid car t’as l’air bizarre, tu ne bronches pas. En réalité, tu piques du nez et t’as vraiment l’impression que tu vas t’évanouir assise sur le canapé. À l’apéro, tu prends un jus de fruit. C’est plus prudent. Tu déclines toute proposition alcoolisée. Quand même, tu as un minimum d’amour propre.

En rentrant le soir, tu réalises qu’il faut absolument faire le ménage et aller sécher ton linge à la laverie. Évidemment, tu tombes sur LE vieux fou qui lit un gros livre jaune avec une loupe. Le bougre sent que t’es mal à l’aise alors il se met à balbutier des mots étranges qui te paraissent sortir tout droit de ton imagination ou d’une contrée lointaine… hors de la planète terre. Tu fais très bien la sourde-oreille. En tant que parisienne, tu t’es entraînée quotidiennement. Au moment où tu te lèves pour t’éloigner, des espagnols en profitent pour te sauter dessus et te demander de l’aide. À la fin, c’est eux qui t’ont appris à lire les indications en français tellement tu cogitais que dalle.

Bref, hier soir j’ai trop bu.

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